Balin, Paul link
Ouvrier de 1861 à 1863, chez Jules Desfossé, gestionnaire d’une manufacture importante, Paul Balin reprend cette année-là l’entreprise Genoux et Bader, située dans le faubourg Saint-Antoine à Paris, -quartier dans lequel exerçaient de nombreux professionnels du papier peint-, pour secondé par son frère, jusqu’en 1868. Le technicien se distingue l’année précédente lors de l’Exposition universelle qui eut lieu dans la capitale française, où il est personnellement récompensé pour la beauté de ses papiers imitant les cuirs* et boiseries, puis à nouveau à Vienne en 1873. Entre 1868-1876, il obtient plusieurs brevets d’invention : son nom est associé à l’adaptation du balancier* à estampes au papier, ce qui lui permet d’obtenir des produits de haute qualité et de surpasser ses concurrents dans les techniques de gaufrage*, de dorure* et argenture, pour imiter avec précision les velours*, ciselés, brocarts* et autres matières luxueuses. Victime de son succès, il tente difficilement de léser les contrefacteurs qui s’étaient emparés du marché ; débouté, il se suicide 1898, la reprise de ses ateliers parisiens étant assurée par les établissements Alfred Hans (DE BRUIGNAC-DE LA HOUGE, p. 26 ; JACQUÉ, La perfection dans l’illusion ?, p. 107 et sv.; JACQUÉ, Vade mecum, p. 19 ; Le bon motif , p.61, 102 ; Murmure des murs, p. 67 ; NOUVEL, De la Créativité à la technique, p. 106-107 ; Charles C. OMAN and Jean HAMILTON, Wallpapers. A history and illustrated catalogue of the collection of the Victoria and Albert Museum, Londres, 1982, p. 278 ; Trois siècles, p. 33).
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